__Titre : { The Meeting }
__Musique : ♪ Thirteen Senses - Into the fire ♫
__Coup de coeur : ♥ I-hate-you-but-its-fine ♥
__Pixx' : © Point de vue : Heather.
__Pfiou, je suis épuisée. Pourquoi les gens qui commandent des pizzas habitent-ils tous au 10ème étage d'un immeuble sans ascenseur, hein ? Il est 21 heures 30 et je suis arrivée à ma dernière commande. Je remets mon casque et monte sur mon scooter. 3 minutes plus tard, je me retrouve devant le
Belnord Hotel, un hôtel à une étoile, mon client ne doit pas être bien riche. Je jette un coup d'oeil à ma liste : chambre 68, deuxième étage. J'entre à l'intérieur, il y a même un ascenseur, c'est parfait ! Si c'était un hôtel de luxe, je ne pourrais même pas y rentrer. Mais là, je passe presque inaperçue malgré mon gros casque rouge sur la tête. Arrivée à l'étage, je me lance à la recherche de la chambre 68. Je me retrouve rapidement devant la porte, et je tape 3 coups. Pas de réponse. Quelle drôle d'idée de commander une pizza quand on est pas là pour la livraison ! Je réessaye encore une fois, je ne serais pas venue pour rien !
___● Dans la chambre : « C'est pour quoi ?! » __Le voilà qui s'énerve en plus ! Bon, le client est roi, je garde le sourire et la bonne humeur.
___● Heather : « Je viens vous livrer la pizza que vous avez commandée ! »___● Le client : « J'en veux pas ! » __Quoi ?! Il plaisante, là ?! Je vais lui faire manger, sa pizza, moi !
___● Heather : « Elle est encore chaude et elle sent merveilleusement bon ! »___● Le client : « Vous êtes sourde ?! » __Il l'aura voulu ! Je pose la main sur la poignée et la tourne. La porte s'ouvre, elles sont rarement verrouillées dans les hôtels comme celui-ci. J'entends un bruit sourd, comme un objet qui tombe sur le sol. Curieuse, je pénetre dans la chambre, au diable les bonnes manières. Je pose la pizza sur la table à l'entrée, mais je continue mon excursion. Il a du m'entendre entrer, pourquoi est-ce qu'il n'est pas là pour me mettre dehors ?! Dès que je dépasse le couloir, j'ai ma réponse. Il y a un japonais, pendu au plafond ! Je m'approche prudemment, pendant qu'il gigote dans tous les sens pour que je parte.
___● Heather : « Ne bougez pas, vous avez une corde autour du cou ! »__Je me précipite vers lui, lui attrape les jambes et le soulève le plus haut possible. Qu'est-ce qu'il est lourd ! Au moins, il peut respirer...
___● Kengo : « Lâchez-moi ! »___● Heather : « Nan ! Je vous lâcherais pas ! Je suis costaud, mine de rien ! Alors faites-moi le plaisir de défaire ce noeud, tout de suite ! »___● Kengo : « De quoi vous mêlez-vous ?! Sortez de ma chambre et laissez-moi mourir ! »___● Heather : « Mourir ? Mais pour quoi faire ?! C'est complétement inutile ! »___● Kengo : « Inutile, oui, tout comme moi ! Si vous voulez de l'argent pour la pizza, fouillez dans mon porte-feuille sur la table de chevet et allez vous-en ! »__Je commence à fatiguer, c'est epuisant de le tenir comme ça alors qu'il gesticule comme un fou. Je suis sur le point de lâcher, il faut qu'il se décide maintenant !
___● Heather : « Deserrez-moi cette corde, espèce de froussard ! Je ne sais pas quels problèmes vous avez, mais arrêtez de fuir ! Tout problème a une solution ! »___● Kengo : « La solution, ce serait que je change de personnalité... »___● Heather : « Rien de plus facile ! »___● Kengo : « Hein ?! »___● Heather : « Deserrez cette corde et je vous expliquerais comment procéder... »__Il semble reflechir un moment... trop long, le moment. Mes bras ne soutiennent plus rien, le revoilà qui ne peut plus parler. Il s'aggrippe à la corde de toutes ses forces pour se hisser vers le haut pendant que j'essaie de puiser encore un peu d'énergie dans mes bras, rien à faire...
___● Kengo : « La chaise... Ramassez la chaise... »__La chaise ? Quelle chaise ? Je baisse les yeux et aperçois le siège sur lequel il est sûrement monté pour faire son noeud. Je me jette littéralement dessus et la case sous ces pieds. Une fois qu'il est assuré de se trouver sur une surface solide, il souffle et commence à désserer la corde.
___● Kengo : « Allez-y, je vous écoute... Comment je dois faire ? »___● Heather : « ... On va la manger, cette pizza ? Elle va refroidir... »__Ca lui va bien de sourire un peu ! Il me laisse passer devant et on s'installe autour du buffet sur lequel le carton de la pizza trône. Il l'ouvre, prend une part et l'engloutit en un temps record, comme s'il n'avait pas mangé depuis des jours. Puis il en reprend une deuxième, il la mange plus lentement cette fois, mais l'inscription "j'ai faim" a toujours l'air d'être écrite sur son front...
___● Heather : « Vous pouvez vous faire aider, vous savez ? »___● Kengo : « Par qui ? Un psy ? C'est pas moi qui ait besoin d'aller consulter, mais plutôt tout ce monde pourri qui ne laisse aucune chance aux gens honnêtes et travailleurs... »___● Heather : « Je disais juste ça comme ça... Ca pourrait toujours plus vous aider que la corde qui pend encore au plafond... »___● Kengo : « Ecoutez, je suis un jeune homme très occupé. Je vous fais une fleur en décalant mes projets pour vous écouter et vous me parler d'un psy ! »__Ses projets ?! Mais quels projets ?! Se suicider, c'est un projet ?! Ce type est dingue ! Il souffle en secouant la tête et se remet au massacre de sa pizza. Calme, Heather, calme...
___● Heather : « Elle est bonne, hein ? C'est ma preferée. Notre pizzaiolo est un peu lourd, mais sinon, pour les pizzas, il est doué. »___● Kengo : « Elle est froide... »__C'est lui qui est froid ! Glacial, même ! Je suis gentille, j'essaie de faire la conversation... Et la faute à qui si elle est froide ?!
___● Heather : « Vous avez mal choisi votre moment pour vous pendre, faut dire... »__Il hausse les épaules et continue de manger. Quel mal elevé, il ne m'a même pas remercié de lui avoir sauvé la vie ! Je finis par l'ignorer et par me servir une part de pizza pour moi-même...
___● Kengo : « Nous vous prions d'agréer nos plus sincères excuses... »___● Heather : « Hein ? »___● Kengo : « ...nous ne pouvons donner suite à votre demande... »___● Heather : « Et... ça veut dire ? »___● Kengo : « Ce veut dire... que je suis un raté. Tellement inutile qu'on annule un rendez-vous avec moi grâce à une lettre imprimée et distribuée à la chaine. Comme si je faisais l'aumône. Ca veut dire que les parasites comme moi son condamnés à se faire interrompre par une minable livreuse de pizzas à chaque fois qu'ils essayent d'abréger leurs souffrances... »__C'en est trop ! La claque part toute seule. Je n'ai pas pu la retenir, même si je l'avais voulu. Parfaitement consciente de mes gestes cette fois, je lui en donne une autre. Et une autre !
___● Kengo : « Aïe ! Mais vous êtes folle ?! »___● Heather : « Mais regardez-vous ! Vous êtes répugnants ! Vous avez des morceaux de tomates et de fromage dans la bouche, vous avez un toît sur la tête, vous venez d'échapper à la mort, et vous avez trouvé quelqu'un qui veuille bien vous écouter ! Mais de quelles souffrances parlez-vous, hein ?! Vous n'êtes bon qu'à vous plaindre, pas étonnant que les gens vous ferment leurs portes ! »___● Kengo : « Qui êtes-vous pour me parler comme ça ?! »___● Heather : « Croyez-vous vraiment que vous méritiez que je vous parle autrement ? Mais bougez-vous les miches, bon sang ! Après la façon dont ces types vous ont traités, vous n'avez pas envie de leur montrer de quoi vous êtes capables ?! »___● Kengo : « Je ne suis capable de rien... »__Je lui en donne encore une, il m'enerve à être aussi defaitiste ! C'est pas un homme, cette loque humaine ! Je reprends mon casque, le met sur ma tête et pique une dernière part de pizza.
___● Heather : « Il suffit d'oser. Allez vous coucher et c'est fini, les bétises ! »___● Kengo : « Je reprends l'avion dans une heure de toute façon... »___● Heather : « Cool ! N'essayez pas de le détourner pour vous crasher, hein ? Bon voyage ! »__Je ne sais pas ce que j'ai dit, mais il me lance un regard noir terrifiant... Je n'ai aucune envie de revoir ce type, il est carrément déprimant. Je sens que je vais passer ma soirée devant une comédie à l'eau de rose et un gros pot de Nutella pour la peine ! Comme tous les soirs d'ailleurs... Bref, je lui lance un sourire hypocrite et débarasse le plancher, ma dernière bouchée de pizzas dans le gosier. Je descends les escaliers puis je rentre chez moi avec le scooter, tant pis s'il appartient au patron !
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Je m'excuse pour le retard, je n'ai plus vraiment l'envie d'écrire, ou alors des trucs vraiment déprimants, mais c'est pas le genre de la maison ^^' Aussi, c'est la même situation pour toutes mes autres fictions.
Donc, malgré l'attente, j'espère que cette suite vous a plu, enfin la rencontre !
Que la Hakuna Matata Attitude soit avec vous...